Derniers sujets
» Hey ! Vlà ti pas que y'a des survivants
Mar 28 Juil - 12:58 par psiD

» Le carnet d'entrainement
Ven 23 Jan - 10:12 par subzro

» nolimitmen le retour du fofo
Ven 19 Sep - 18:02 par maudio974

» cake proteine..
Mer 14 Mai - 21:06 par josepec

» la whey protéine
Mer 14 Mai - 20:51 par josepec

» La Prise de Masse Musculaire
Sam 22 Mar - 20:33 par francky57

» COMMENT CONCILIER... MUSCULATION-AGE ET DIABÈTE 2
Mer 9 Oct - 18:45 par ego

» livre sur la musculation
Jeu 29 Aoû - 10:24 par Papikiko

» complement BCAA
Jeu 29 Aoû - 9:32 par Noar


Protéine végétale !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Protéine végétale !

Message par Max83 le Jeu 14 Mar - 18:40

Salut les NL !

Comme j'en peut plus de cette acnée que je traine depuis longtemps et que j'avais remarqué qu'avec l'arrêt de la whey et des produits laitiers j'avais une diminution voir une disparition de mes boutons j'ai décidé de me tourner vers la protéine d'origine végétale. Et puis qu'on le dise ou non, les produits laitiers sont une vraie saloperie et non nos amis pour la vie, surtout en grande grande quantité comme je m'en envoi depuis des années (mais c'est un autre débat).

Du coup j'ai voulu me tourner vers le soja, mais le problème qui reste encore à l'étude est qu'elle risque de faire grimper le taux d'oestrogène voir de provoquer une baisse de testostérone chez l'homme, pas envie de tenter..

En regardant et en fouillant j'ai vu qu'il y avait la protéine de chanvre, de pois, de riz brun. Le problème pour ces protéines par rapport à celles issues du lait étant un animogramme incomplet. Puis j'ai vu que myprotéine proposait ça : http://fr.myprotein.com/nutrition-sportive/vegan-blend/10637445.html

Le végan blend est un mélange qui combine les trois isolat d'origines végétales et permet donc d'afficher un aminogramme assez complet d'après leur dire.


J'ai donc décider de réduire mon apport en produit laitiers voir de le diminuer complètement, pour ce faire je vais procéder comme suit :

Pour mon blender du matin j'envoi du blanc d'oeuf en poudre avec des flocons d'avoines. Pour mes collations de 10h et de 15h je m'enverrais le Vegan Blend avec de l'avoine en poudre. Et je conserverais la Whey uniquement en pré et post training. Je viens d'acheter tout ce qu'il faut sur myprot, ainsi que des kilos et des kilos d'avoine en poudre comme à mon habitude ^^

Qu'en pensez vous ? Il est à mon avis intéressant d'étudier la question, qu'on soit végétalien végétarien ou non.


Edit : Pas mal de réducs intéressantes en ce moment http://www.reduc.fr/myprotein
avatar
Max83
Membre
Membre

Messages : 60
Date d'inscription : 10/02/2013
Age : 31
Localisation : SUD

Revenir en haut Aller en bas

Re: Protéine végétale !

Message par fightmma le Jeu 14 Mar - 19:46

Trés bon sujet , moi qui pensait également me tournée vers les protéines de soja , car j'ai de + en + de problème digestif et j'ai peur que cela vienne d'une intolérance .

pour la protéine de pois j'ai testé et c'est vraiment horrible pale

donc j'attends avoir vos avis.
avatar
fightmma
Admin
Admin

Messages : 330
Date d'inscription : 10/02/2013
Age : 29
Localisation : Le Mans

http://nolimitmen.superforum.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Protéine végétale !

Message par Max83 le Jeu 14 Mar - 19:58

Celle de soja j'ai un pote qui est assez calé et qui m'a déconseillé, ou alors en quantité infime, plus conseillée aux femmes qu'aux homme à cause des œstrogène..

Oui pour le pois j'ai entendu pareil, c'est pour ça que je trouve le Vegan Blend intéressant, puisqu'il mixe 3 sources et en plus du coup permet d'avoir un aminogramme intéressant. Celle de chanvre est intéressante aussi. Dès que je reçoit je vous fait un feedback Smile
avatar
Max83
Membre
Membre

Messages : 60
Date d'inscription : 10/02/2013
Age : 31
Localisation : SUD

Revenir en haut Aller en bas

Re: Protéine végétale !

Message par Noar le Jeu 14 Mar - 20:36

je suis mal barré mes amis, actuellement en rupture de whey, je remplace par du lait écrémé et mes reste de protéines de lait oncueuse (caseine!) pour mon shake post-training a hauteur de 1L de lait écrémé + 30g de caseine (assé ironique, surtout apres l'article que j'ai pondu tout à l'heure confused )
le midi je prends 1 laitage, le soir 2-3.... c'est pas que je crois aux produits laitiers, c'est juste que c'est une bonne source protéique que je peux facilement inclure au sein des repas familliaux.

Bref, la ou je veux en venir c'est que j'ai toujours eu une peau de bébé malgrés tout Cool et pas de problemes de digestion.
Apres ca dépend aussi du térrain génétique avec les tolérances de chacun (pour la digestion)

Cependant, j'aimerai aussi grandement réduir ma consommation de laitage, mais pas pour ce qu'on entends dans les médias et autre a leur sujet car de mon point de vue c'est un aliment sain et qui comme tout autre, est bénéfique à partir/en dessous de certaines quantitées consommées.

En tout cas, j'ai hate d'avoir ton retour max (et accessoirement ma commande MP, j'ai fini mon paquet de whey Latte prise suite à ton conseil sur l'ancien fofo Wink )

_________________
Quand t'en peux plus, t'en peux encore! Pompe
avatar
Noar
Moderateur
Moderateur

Messages : 212
Date d'inscription : 11/02/2013
Age : 27
Localisation : 95320 saint leu la forêt

Revenir en haut Aller en bas

Re: Protéine végétale !

Message par Max83 le Jeu 14 Mar - 20:58

Oui c'est aussi pour la facilité d'une bonne source protéique que j'en bouffe autant, mais si le mix des trois isolats végétaux m'apporte ce dont j'ai besoin je signe direct !! Par contre c'est pas trop trop dans les médias qu'on entends que le lait est mauvais, pas dans l'intérêt du lobby Smile

La whey latte miam miam hein ^^

Yep je devrais recevoir ça début de semaine pro, dès que je l'ai en main je vous dit ça ^^
avatar
Max83
Membre
Membre

Messages : 60
Date d'inscription : 10/02/2013
Age : 31
Localisation : SUD

Revenir en haut Aller en bas

Re: Protéine végétale !

Message par fightmma le Ven 15 Mar - 22:02

je reviens sur le sujet du soja , j'ai lu dans Muscle&Fitness , que pour avoir une baisse significative de la testostérone , il faudrait consomer un très grande qualité de celui ci , qu'en pensez vous ???
avatar
fightmma
Admin
Admin

Messages : 330
Date d'inscription : 10/02/2013
Age : 29
Localisation : Le Mans

http://nolimitmen.superforum.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Protéine végétale !

Message par Noar le Ven 15 Mar - 22:46

En effet pas de soucis la dessus, ce sont des dires lancés par beaucoup de scientifiques du fait qu'une molécule du soja étant tres proche de celle des œstrogènes aurait ainsi des effets semblable. toutefois aucune etude sérieuse n'a rapporté de tels effets.
En revanche des etudes plus sérieuses ont vérifiés l'impact d'une consommation quotidienne de protéines de soja dans la prévention des maladies cardio vasculaire et des cancers (il n'y a qu'a regarder l'état de santé de ceux qui en consomme le plus, notamment au japon où l'esperance de vie en bonne santé est beaucoup plus élevée. apres c'est un concoure de circonstances aussi)

_________________
Quand t'en peux plus, t'en peux encore! Pompe
avatar
Noar
Moderateur
Moderateur

Messages : 212
Date d'inscription : 11/02/2013
Age : 27
Localisation : 95320 saint leu la forêt

Revenir en haut Aller en bas

Re: Protéine végétale !

Message par ob le Mar 19 Mar - 16:48

c est claire pour le soja @maxou la personne qui t as dis par rapport aux oestrogenes et bien tu peux lui dire qu'elle se trompe et qu'elle faille qu'elle actualise ses données ! hi hi

Les mécanismes potentiels
Les hormones et l'IGF-1 (facteur de croissance semblable à l'insuline-1)
On a émis l'hypothèse selon laquelle l'association trouvée entre le lait et l'acné pourrait être due à la présence d'hormones dans le lait et à l'impact sur l'IGF-1. L'IGF-1 est une hormone importante pour la croissance et le développement. Un apport plus élevé en calories, en protéines et en lait a été associé à des taux plasmatiques plus élevés d'IGF-1, et il a également été démontré que la réduction de l'apport total en protéines pourrait diminuer les niveaux circulant d'IGF-114,15.

Cependant, si les hormones dans le lait étaient en cause, alors une association positive aurait dû être observée avec les produits laitiers à teneur plus élevée en matières grasses, et non seulement avec le lait écrémé, particulièrement puisque les hormones sont liposolubles. En outre, aucune association n'a été observée entre le gras laitier et l'acné7-9.

La lactoferrine
La lactoferrine est une protéine de lactosérum caractérisée par des activités anti-inflammatoires et antibactériennes. Comme il s'agit d'une protéine qui fixe le fer, elle séquestre le fer essentiel à la croissance de la membrane bactérienne. De plus, elle peut accroître la perméabilité de la membrane bactérienne, au bénéfice de l'activité bactéricide. Par ailleurs, elle module le système immunitaire en inhibant la production de cytokine pro-inflammatoire, ce qui serait bénéfique contre l'acné, qui est un trouble inflammatoire. Il a en outre été démontré que la lactoferrine peut réduire de manière sélective les triacylglycérols dans les lipides à la surface de la peau ainsi que la teneur en sébum10.

Les diètes à faible charge glycémique
Il a été démontré qu'une diète dont la charge glycémique est faible peut améliorer l'acné en diminuant les niveaux d'IGF-1, d'insuline sérique, ainsi que la glycémie et les réponses à l'insuline. En retour, cela pourrait modifier les voies de l'androgène et du glycogène afin de contrer l'augmentation de la production de sébum, une condition obligatoire du développement de l'acné. Une augmentation du rapport 16:0/16:1∆6+∆9 a également été observée avec une diète dont la charge glycémique est faible, suggérant que de telles diètes entraîneraient une diminution de la désaturation enzymatique de 16:0. Par conséquent, le rôle de l'enzyme désaturase dans la lipogenèse sébacée a été proposé comme mécanisme potentiel pour expliquer la diminution de la production de sébum observée avec une diète à faible charge glycémique11,12.

Conclusions
Les données disponibles à ce jour n’appuient pas l’idée selon laquelle le lait et les produits laitiers jouent un rôle néfaste dans l'étiologie de l'acné.

D'autres facteurs liés aux choix alimentaires, tels qu’une alimentation à faible charge glycémique, semblent avoir des effets bénéfiques sur l'acné.

Plus de données sont nécessaires, particulièrement des données provenant d'études randomisées et d'études mécanistes, afin de déterminer le rôle que jouent les produits laitiers à diverses teneurs en gras et certains types de produits laitiers dans l'étiologie de l'acné.

RÉFÉRENCES

Chan JJ and Rohr JB. Acne vulgaris: yesterday, today and tomorrow . Australas J Dermatol 2000;41(Suppl):S69-72.
Spencer EH et al. Diet and acne: a review of the evidence . Int J Dermatol 2009;48(4):339-47.
Robinson HM. The acne problem . South Med J 1949;42(12):1050-60.
Bowe WP et al. Diet and acne . J Am Acad Dermatol 2010;63(1):124-41.
Fulton JE Jr et al. Effect of chocolate on acne vulgaris . JAMA 1969;210(11):2071-4.
Anderson PC. Foods as the cause of acne . Am Fam Physician 1971;3(3):102-3.
Adebamowo CA et al. High school dietary dairy intake and teenage acne . J Am Acad Dermatol 2005;52(2):207-14.
Adebamowo CA et al. Milk consumption and acne in adolescent girls . Dermatol Online J 2006;12(4):1
Adebamowo CA et al. Milk consumption and acne in teenaged boys . J Am Acad Dermatol 2008;58(5):787-93.
Kim J et al. Dietary effect of lactoferrin-enriched fermented milk on skin surface lipid and clinical improvement of acne vulgaris . Nutrition 2010;26(9):902-9.
Smith RN et al. A low-glycemic-load diet improves symptoms in acne vulgaris patients: a randomized controlled trial . Am J Clin Nutr 2007;86(1):107-15.
Smith RN et al. The effect of a low glycemic load diet on acne vulgaris and the fatty acid composition of skin surface triglycerides . J Dermatol Sci 2008;50(1):41-52.
Halvorsen JA et al. A population-based study of acne and body mass index in adolescents . Arch Dermatol 2012;148(1):131-2.
Holmes MD et al. Dietary correlates of plasma insulin-like growth factor I and insulin-like growth factor binding protein 3 concentrations . Cancer Epidemiol Biomarkers Prev 2002;11(9):852-61.
Fontana L et al. Long-term effects of calorie or protein restriction on serum IGF-1 and IGFBP-3 concentration in humans . Aging Cell 2008;7(5):681-7.
avatar
ob
Admin
Admin

Messages : 355
Date d'inscription : 09/02/2013
Age : 39
Localisation : IDF 78

http://nolimitmen.superforum.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Protéine végétale !

Message par ob le Mar 19 Mar - 16:52

pour le soja d'abord les contres !!

Soja : la fin d’un mythe

Portée aux nues par les végétariens et les associations écologistes, la consommation de soja fait aujourd’hui l’objet de sérieuses mises en garde de la part de nombreuses autorités sanitaires internationales. Non seulement l’alimentation à base de soja n’apporterait aucun élément bénéfique à la santé, mais une consommation exagérée serait même dangereuse.

« Aucun effet significatif [des protéines de soja] n’a été mis en évidence sur le cholestérol HDL, les triglycérides, les lipoprotéines ou la pression sanguine. Sur les 19 études portant sur les isoflavones du soja, l’effet moyen sur le cholestérol LDL et les autres facteurs de risques lipidiques s’est révélé nul ». C’est ce qu’affirme l’American Heart Association (AHA) dans sa mise à jour exhaustive des connaissances actuelles sur l’alimentation à base de soja, publiée le 17 janvier 2006. Ses conclusions corroborent celles de l’Agency for Healthcare Research and Quality (l’agence américaine pour la recherche médicale, AHRQ), qui indiquait déjà dans un rapport d’août 2005 qu’« il n’est pas prouvé que les protéines de soja et les isoflavones permettent de réduire les symptômes vasomoteurs de la ménopause, [et que] les résultats sont ambigus quant à leur capacité à ralentir la perte de moelle osseuse post-ménopause.

L’efficacité et la sûreté des isoflavones de soja pour la prévention et le traitement des cancers du sein, de l’endométrium et de la prostate, ne sont pas établies, les essais cliniques nous amènent à être prudents quant aux effets néfastes possibles. Pour cette raison, la supplémentation en isoflavones par la nourriture ou les médicaments n’est pas recommandée. Les premières recherches indiquant que les protéines de soja ont des effets cliniques favorables n’ont pas été confirmées ».

Or, cela fait à peine sept ans - exactement depuis le 25 octobre 1999 - que l’US Food and Drug Administration (FDA) a autorisé l’industrie du soja à afficher sur ses produits le message indiquant qu’une diète quotidienne comportant 25 grammes de soja « pourrait réduire le risque de maladie cardiaque » ! Cette décision coïncidait très précisément avec la tenue du Troisième Symposium sur le Soja, sponsorisé par l’United Soybean Board, l’American Soybean Association, Protein Technologies International, Central Soja et Cargills Foods, qui marquait l’apogée d’une campagne marketing initiée dix ans auparavant pour faire accepter aux consommateurs une longue liste de produits à base de soja.

Pour le Dr Mark Messina, auteur de plusieurs ouvrages grand public sur les bienfaits du soja - et l’un des principaux champions de l’alimentation végétarienne -, ce symposium a été l’occasion d’expliquer devant un parterre de journalistes admiratifs que « chaque année, les travaux de recherche sur le soja et les produits à base de dérivés du soja semblent croître de façon exponentielle. Mieux encore, la recherche ne se limite plus aux premiers domaines d’investigation comme lecancer, les affections cardiovasculaires et l’ostéoporose. De nouvelles découvertes donnent à penser que le soja a potentiellement des effets favorables dans plus de situations qu’on ne l’avait pensé jusqu’ici ». Il n’en a pas fallu davantage pour faire progresser partout dans le monde la vente de « lait de soja » et autres « pâtés de tofu », faisant exploser les bénéfices des vendeurs de soja. Jadis produit-vedette des seuls écologistes avertis, le vilain petit canard des industries agro-alimentaires s’est ainsi métamorphosé en Cendrillon alimentaire de l’âge post-moderne.

La clé de cette fulgurante réussite économique réside dans une stratégie de promotion particulièrement habile, parfaitement résumée par l’un des porte-parole de l’industrie du soja : « La façon la plus rapide d’attirer la confiance de l’acheteur dans les couches de population les moins aisées [...] est de fabriquer un produit consommé par les plus riches en raison de ses seuls mérites ». En d’autres termes, il s’agissait de transformer cette légumineuse insipide en produit-miracle prévenant contre le cancer et les maladies cardiovasculaires, éliminant les bouffées de chaleur et solidifiant les os.

Bref, de promouvoir le soja au rang d’alicament paré de - presque - toutes les vertus. Pour Maria G. Enig, nutritionniste de renommée internationale et présidente de l’Association des Nutritionnistes du Maryland, « des miracles dans la fabrication, une belle présentation, une publicité massive et une bonne stratégie de marketing soulignant les bénéfices possibles du produit sur la santé, sont les raisons du succès des ventes à tous les groupes d’âge de la population ». Pourtant, « seulement quelques décades plus tôt, le soja était considéré comme impropre à la consommation, en raison de ses grandes quantités de toxines naturelles ». D’ailleurs, dans l’édition de 1913 du Manuel du ministère de l’Agriculture américain, le soja n’était pas considéré comme un aliment, mais comme une culture industrielle !


inhibiteurs d’enzymes et phytates
De fait, le soja contient de puissants inhibiteurs qui bloquent l’action d’enzymes indispensables à la digestion (dont la trypsine). Comme le souligne Maria G. Enig, « ces inhibiteurs sont de grosses molécules de protéines très hermétiquement repliées, qui ne sont pas complètement désactivées lors d’une simple cuisson. Ils peuvent produire de graves troubles gastriques, réduisent la digestion des protéines, ce qui entraîne des carences chroniques d’absorption des acides aminés ». Le soja contient également des substances goitrigènes, riches en acide phytique. Cet acide est une biomolécule qui bloque l’absorption de minéraux essentiels comme le calcium, le magnésium, le cuivre, le fer et surtout le zinc. Catalogué « métal de l’intelligence » en raison de son caractère indispensable au développement et au fonctionnement normaux du cerveau et du système nerveux, le zinc joue un rôle essentiel dans la synthèse des protéines et dans la formation du collagène (une protéine fibraire qui est le constituant structural de l’os). Il est également impliqué dans la régulation du sucre sanguin et protège contre le diabète. Indispensable à la fonction de reproduction, le zinc entre par ailleurs dans la composition de nombreux enzymes et joue un rôle important dans le système immunitaire.

Les effets de l’acide phytique ont été étudiés de façon intensive - comme en témoignent les centaines d’articles publiés dans la littérature scientifique -, ce qui a conduit les chercheurs à penser que les régimes à base de graines et de légumineuses riches en phytates (sels insolubles formés par l’acide phytique) sont à l’origine des nombreuses carences en minéraux observées dans les pays du tiers-monde. Or, non seulement le soja contient une quantité importante de phytates, mais ceux-ci restent présents même après une cuisson lente prolongée. C’est la raison pour laquelle les végétariens - et à plus forte raison les végétaliens - qui consomment du tofu (un dérivé de la fève de soja) comme substitut de viande - ou de produit laitier -, s’exposent à des carences sévères en matières minérales.

La polémique des phyto-estrogènes
Cependant, l’aspect le plus controversé du soja concerne sans aucun doute sa teneur en phyto-estrogènes, molécules s’apparentant aux perturbateurs endocriniens. Présents dans de nombreux végétaux, les phyto-estrogènes ont une structure chimique proche de celle de l’œstrogène (hormone sexuelle).

L’industrie du soja a longtemps prétendu que cette légumineuse possédait des vertus anti-cancérigènes. Propos que l’on retrouve régulièrement dans la presse grand public sur la nutrition, ou dans des publicités vantant les mérites des produits à base de soja. Dans la revue belge Health & Food, le diététicien Nicolas Rousseau expliquait en décembre 2003 que « plusieurs études in vitro ont montré que la génistéine (la principale et la plus active isoflavone du soja) est susceptible de freiner la croissance de cellules cancéreuses prostatiques de lignée humaine ». C’est à Mark Messina que l’on doit l’origine de ces affirmations, qui figurent dans son livre The Simple Soy Bean and Your Health, publié en 1994. Dans le cadre d’un régime « optimal », le nutritionniste américain y recommande la consommation d’une tasse (230 g) de soja par jour « pour prévenir le cancer ». La même année, il publie dans Nutrition and Cancer un article faisant état de 26 études réalisées sur des animaux, qui indiqueraient que le soja a des effets protecteurs en matière de cancer pour 65 % d’entre eux. Cependant, il s’y montre beaucoup plus prudent que dans son livre, affirmant même que « les données présentées dans cette revue ne peuvent pas être utilisées en tant que preuves pour déclarer que l’ingestion de soja diminue les risques de cancer ». Comme le souligne Maria G. Enig, « chez l’homme, les résultats [des études] étaient en fait très mitigés. Quelques résultats montraient bien un effet protecteur, mais la plupart ne montraient aucune corrélation entre cancer et consommation de produits du soja ». Un avis partagé par l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), qui avertit ouvertement des effets possibles du soja sur le cancer du sein dans son rapport de mars 2005 : « Les études animales montrent que les isoflavones peuvent favoriser la prolifération et la croissance de tumeurs mammaires hormono- dépendantes, suggérant un risque potentiel pour les personnes ayant des antécédents personnels ou familiaux de cancers du sein hormonodépendants ». Depuis la publication des articles de Mark Messina, de nombreux travaux ont en effet remis en cause sa théorie. Dès 1996, le Dr Nicolas Petrakis a démontré que les femmes consommant des isolats de soja (extraits protéiques de soja devant atteindre au moins 90 % de protéines sur poids sec) présentaient une incidence accrue d’hyperplasie épithéliale, un état qui préfigure la formation de tumeurs malignes. L’année suivante, le Dr Craig Dees, de la Health Sciences Research Division du Laboratoire national d’Oak Ridge (Tennessee), a mis en évidence le fait que la génistéine (qui appartient à la famille des polyphénols) apportée par l’alimentation stimulait les cellules mammaires et les faisait entrer dans le cycle cellulaire. Ce qui l’a conduit à conclure que les femmes devraient s’abstenir de consommer des produits à base de soja pour prévenir le cancer du sein.
Soja et baisse de fertilité

La liste des accusations contre le soja ne s’arrête pas là

De plus en plus d’études établissent aujourd’hui clairement un lien entre les phyto-estrogènes et plusieurs anomalies morphologiques, dont certaines induisent une baisse de la fertilité. C’est ce qui a entraîné plusieurs agences sanitaires à déconseiller le soja aux femmes enceintes ou allaitantes et aux enfants en bas âge.

« Les études animales montrent que les phases précoces du développement des organes sexuels (pendant la gestation et la lactation) sont particulièrement sensibles à l’exposition aux phyto-estrogènes. Des anomalies morphologiques pouvant entraîner une diminution de la fertilité [...] sont observées », rappelle l’Afssa dans son rapport de 2005. L’Agence française recommande en conséquence d’« éviter chez la femme enceinte et allaitante une consommation élevée d’isoflavones, notamment sous la forme de compléments alimentaires ». De même, « la consommation de produits à base de soja chez le nourrisson (préparations à base de protéines de soja, puis préparations de suite) et l’enfant en bas âge (tonyus, yaourts au soja) » est à écarter. Dans un avis rendu le 20 avril 2005, l’Afssa va jusqu’à déconseiller la consommation de jus de soja (tonyus) par les enfants de moins de trois ans. Pour les adultes, elle recommande une consommation « limitée à 1 mg/kg de poids corporel par jour ». Lors du dernier Congrès européen sur la fertilité qui s’est tenu à Copenhague en juin 2005, le Pr Lynn Fraser, spécialiste en biologie reproductive au King’s College de Londres, a également préconisé l’abstention de consommation du soja pendant les jours fertiles du mois pour les femmes désirant un bébé. Comme l’explique le journaliste Emmanuel Grenier, relatant les propos du Pr Fraser dans un article publié en février 2006 dans la revue Industrie & Environnement, « la génistéine, l’une des principales hormones contenues dans le soja, rend inopérants les spermatozoïdes qui se dirigent vers l’ovule. La molécule initierait trop tôt une réaction qui donne aux spermatozoïdes l’aptitude à fertiliser l’œuf. Dans la vie réelle, cela n’arrive habituellement pas avant que le spermatozoïde ait séjourné quelques heures dans les voies génitales féminines et à un moment proche de son arrivée vers l’œuf ».
Les premiers soupçons sérieux concernant le lien entre consommation de soja et baisse de fertilité remontent au début des années quatre-vingt-dix. En 1991, Richard et Valérie James, éleveurs d’oiseaux exotiques à Wangerai (Nouvelle-Zélande), achètent une nouvelle marque d’aliments pour leurs oiseaux, essentiellement à base de protéines de soja. Ainsi nourris, les volatiles prennent leurs couleurs après quelques semaines seulement, alors qu’habituellement il faut attendre la maturité sexuelle, soit entre neuf et vingt-quatre mois. Cette précocité constituait d’ailleurs l’un des arguments de vente du fabricant, qui montrait dans une publicité un Crimson Rosella rouge foncé de onze semaines déjà brillamment coloré (alors que ce perroquet australien prend normalement ses couleurs entre dix-huit et vingt-quatre mois). Malheureusement, les années suivantes, non seulement les oiseaux du couple d’éleveurs connaissent une baisse de fertilité, mais leurs petits présentent des malformations du bec et des os, ainsi que des goitres. Par ailleurs, ils sont atteints de troubles du système immunitaire et ont un comportement pathologique agressif. L’autopsie révèle une désintégration complète du tube digestif. La famille James fait appel à un toxicologue, le Dr Mike Fitzpatrick, qui apporte les preuves que les troubles observés (en particulier les perturbations de la fertilité) sont imputables à la consommation de soja. S’appuyant sur des études des années cinquante qui avaient démontré que la génistéine provoquait des perturbations hormonales chez les animaux, le Dr Fitzpatrick analyse ces aliments pour oiseaux. Sans surprise, il découvre qu’ils présentent une teneur élevée en génistéine. Le couple d’éleveurs cesse de donner les aliments suspects à ses oiseaux, et progressivement, ceux-ci retrouvent d’ailleurs reproduction et comportement normaux.

C’est également en 1991 que des chercheurs japonais découvrent que la consommation d’une quantité aussi faible que 30g de soja par jour (soit l’équivalent de deux cuillerées à soupe) pendant un mois peut provoquer un accroissement marqué de l’hormone stimulante de la thyroïde (TSE). Celui-ci se manifeste par un goitre diffus et une hypothyroïdie (insuffisance de la fabrication d’hormones thyroïdiennes).

Six ans plus tard, une équipe de chercheurs travaillant sous la direction du Dr. Rao L. Divi, du National Center for Toxicological Research (NCTR, un centre de recherche sous la tutelle de la FDA), met en évidence la responsabilité des isoflavones contenues dans l’isolat de protéine de soja dans la formation du goitre.

Dans une lettre ouverte datée du 18 février 1999, les professeurs Daniel Sheehan et Daniel Doerge, également chercheurs au NCTR, ont présenté des résultats d’études démontrant les effets négatifs de l’alimentation à base de soja. Ils ont affirmé que la génistéine provoquait des dommages irréversibles aux enzymes réalisant la synthèse de l’hormone thyroïdienne. Par conséquent, ils ont déconseillé à leur autorité de tutelle d’accorder la mention « santé » aux produits à base de soja. Quelques mois plus tard, le Pr Claude Hughes, du Duke University Medical Center de Chicago, a montré que les rats issus de mères à qui l’on avait administré de la génistéine présentaient à leur naissance un poids inférieur à la normale, et que la puberté était plus précoce chez les descendants mâles. Pour lui, les effets constatés chez les rats « seraient pour le moins la préfiguration de ce qui se produit chez l’homme. Il n’y a aucune raison d’estimer qu’il puisse y avoir des malformations fœtales importantes, mais on pourrait se trouver en face de modifications subtiles du comportement psychique, de la fonction immunitaire ou de la teneur en hormones sexuelles ».

Le Pr Hugues poursuit : « Si une mère se met à manger un produit qui a le même effet que les hormones sexuelles, il est logique de s’interroger si cela peut avoir une influence sur le développement de l’enfant ». Or, une étude réalisée sur les bébés nés de mères végétariennes, publiée dans le British Journal of Urology International en janvier 2000, a montré quelles pourraient être les modifications du développement de l’enfant. Les mères qui avaient un régime végétarien pendant leur grossesse présentaient un risque cinq fois supérieur de donner le jour à des garçons présentant un phimosis (une malformation du pénis) à la naissance.

Les auteurs de l’étude concluaient que la cause résidait dans l’exposition aux phyto-estrogènes présents dans les aliments à base de soja. Cependant, comme le souligne Maria G. Enig, « les problèmes rencontrés chez les descendantes de mères végétariennes ne se manifesteront probablement que plus tard dans le courant de la vie ». Plutôt alarmiste, elle souligne le fait que « si l’effet œstrogénique du soja n’est pas aussi fort que celui du diéthylstilbestrol (DES) [un estrogène de synthèse non stéroïdien utilisé en France entre 1948 et 1977 chez les femmes enceintes pour prévenir les avortements spontanés et les hémorragies gravidiques], les doses en cause sont bien plus élevées puisque nous avons affaire là à un aliment et non pas à un médicament. Or, certaines filles des femmes ayant pris du DES durant leur grossesse souffrent de stérilité et de cancer dès l’âge de vingt ans ! » Pour Maria Enig, nous nous trouverions au bord d’un grave scandale de santé publique, l’industrie du soja ayant connaissance depuis très longtemps du fait que le soja contient des toxines : « Au début, ils ont raconté que les toxines se trouvaient éliminées au cours de la fabrication. Quand il fut devenu évident que les procédés de fabrication ne permettaient pas de s’en débarrasser complètement, ils firent dire que ces substances étaient bénéfiques, alors qu’il s’agit d’un poison ».
Paradoxalement, tout cela semble beaucoup moins inquiéter les associations écologistes que la présence d’OGM dans le soja. « Il est curieux que les organisations écologistes, qui se préoccupent beaucoup de la “féminisation“ observée chez certains animaux et de la baisse de la qualité du sperme chez les humains, aient complètement passé sous silence l’hypothèse soja, pour ne s’en prendre qu’aux perturbateurs endocriniens d’origine industrielle », souligne Emmanuel Grenier. Comme le remarque le Dr Catherine Thillier-Gasc, médecin à Angers et spécialiste de la physiopathologie des perturbateurs endocriniens, il en va de même de certaines associations anti-pesticides, qui sont toujours mobilisées lorsqu’il s’agit d’affirmer que les pesticides sont responsables de malformations génétiques, mais restent bien silencieuses au sujet de la génistéine, sous prétexte que ce phyto-estrogène est naturel !
avatar
ob
Admin
Admin

Messages : 355
Date d'inscription : 09/02/2013
Age : 39
Localisation : IDF 78

http://nolimitmen.superforum.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Protéine végétale !

Message par ob le Mar 19 Mar - 17:07

Valeur nutritionnelle du soja
La teneur en protéines dans les aliments à base de soja
Teneur en protéine pour 100g d'aliment :
Lait de soja : 4
Tofu : 12
Haricot de soja sec : 35
Farine de soja : 45
Concentré de soja : 65 à 70
Isolat de soja : 90
avatar
ob
Admin
Admin

Messages : 355
Date d'inscription : 09/02/2013
Age : 39
Localisation : IDF 78

http://nolimitmen.superforum.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Protéine végétale !

Message par ob le Mar 19 Mar - 17:16

les pro soja

On peut comparer la protéine de soja aux protéines animales comme la viande, les oeufs ou le poisson car elle contient tous les acides aminés essentiels qui ne peuvent pas être synthétisés par l'organisme. Elle offre un profil complet en acides aminés.
Elle est particulièrement riche en lysine et en arginine mais contient peu de méthionine. L'arginine est réputée pour avoir une activité dynamisante ce qui pourrait influer sur les niveau d'énergie des consommateurs de suppléments de soja.

Valeur biologique et digestibilité
Il existe de nombreux indices pour connaître la valeur nutritionnelle d’une protéine et la comparer aux autres sources. Ces méthodes ont été mise en place par l'OMS :
La valeur biologique (BV) ou l'indice chimique (IC).
Le PER (protein efficiency ratio) ou CEP (coefficient d'efficacité proteique).
Le PDCCAS (Protein Digestibility Corrected Amino Acid Score) ou Indice Disco (Indice chimique corrigé de la digestibilité).

Les premiers sont considérés comme étant un peu dépassés. Le PDCCAS donne une meilleur idée de la qualité d'une protéine, c'est le plus "parlant" et utilisé actuellement. Au niveau des valeurs biologiques, la protéine de soja atteint le score de 74, assez proche de la caséine (77), mais loin derrière l'oeuf (100) et la whey (>104). Pour les PDCCAS, le soja atteint un score maximal (1.0) comme la whey, l'oeuf et la caseine alors que le boeuf atteint 0,92 et le blé seulement 0,25.
Que faut-il en conclure ? Les protéines de soja sont aussi de bonne qualité nutritionnelle, fournissent un bon profil d'acides aminés et conviennent parfaitement à notre organisme.

La contre attaque de la protéine de soja
La protéine en poudre de soja n'a pas bonne réputation parmi les consommateurs de suppléments nutritionnels parce qu'elle provient justement d'une source végétale, qu'on imagine incomplètes et de qualité inférieure.
On la voit plus comme une protéine pour végétariens ou comme produit de remplacement pour les intolérants du lactose ou au lait. En plus, elle a la réputation d'exercer des effets indésirables sur le taux de testostérone vu son action sur les hormones féminines, mais après examen des études, c'est fort discutable...
Bref, normal qu'elle ne soit pas très populaire avec tout ça. Mais, est-ce qu'il faut pour autant la rayer de la liste de nos sources de protéines en poudre ? Grande question !

Les concentrés et les isolats de protéine de soja
Les protéines de whey et de caséine ont beaucoup évolué ces dernières années, grâce à l'amélioration des procédés d'extraction. Il en a été de même pour la protéine de soja.

Il y a une vingtaine d'années, on trouvait uniquement des suppléments à base de soja, sous forme de concentrés, avec un profil d'acides aminés plutôt moyen. Obtenus par un procédé de fabrication peu élaboré, on atteignait des faibles concentrations de l'ordre de 65 à 70% de protéines, avec beaucoup d'impuretés restant dans le produit final comme les hydrates de carbones (glucides) présents à l'origine dans la fève de soja, des lipides et pas mal de sodium aussi.
C'est notamment les glucides de fève de soja restant qui donnait un goût assez fort à la protéine en poudre. Franchement, il était difficile de terminer la boite vu le goût.

De nos jours, on trouve des isolats de protéine de soja très purs, avec des concentrations supérieurs à 90% et un goût moins prononcé, vu qu'il ne reste pratiquement plus que les protéines.

Les isolats de soja sont même enrichis avec de la méthionine, un acide aminé qui lui fait particulièrement défaut. Cela permet d'atteindre une valeur biologique plus élevée et donc une meilleur absorption et utilisation.
Le procédé de fabrication des isolats de protéine de soja permet notamment de garder intacte et de conserver les substances actives, comme les isoflavones, et donc de profiter des avantages "santé" du soja.

Fabrication des concentrés et isolats de protéine de soja
Parmi les matières contenant des protéines végétales, on trouve 3 types de produits : les farines, les concentrés et les isolés. C’est le cas du soja.

Les farines déshuilées
On produit d’abord une farine à 50% de protéines à partir des graines de soja.
Le procédé débute par le nettoyage des graines suivi du décorticage. Ensuite, après chauffage à 65°C, on enlève les lipides des amandes obtenues par extraction à l’aide d’un solvant (1% lipides atteint). On obtient la farine après broyage. Le but de cette étape est d’obtenir une farine riche en protéines en décortiquant au maximum et en minimisant la dénaturation.

Production du concentré de soja
Le but est de concentrer la protéine de soja donc d’éliminer tous les autres composés, dont les fameux antinutritionnels. Pour cela, on lave la farine avec un solvant à base d’alcool et d’eau acidifiée. Ensuite, on sèche, broie et on obtient le concentré avec une teneur d’environ 70% en protéine de soja.

Production de l’isolat de soja
On utilise également la farine déshuilée pour obtenir les isolats de soja dont la teneur en protéine dépasse 90%. Le procédé nécessite deux étapes qui consistent en une purification plus poussée. D’abord une solubilisation des protéines dans un mélange eau/soude avec élimination des composés insolubles, puis la concentration des protéines en acidifiant ou en utilisant l’ultrafiltration suivi du séchage.

Les plus de la protéine de soja
La protéine de soja permet d'augmenter l'apport en protéines dans le but de conserver et développer la masse musculaire.
La protéine de soja apporte tous les acides aminés essentiels. Elle est d'ailleurs utilisée comme produit de remplacement des viandes dans les régimes végétariens.

Elle contient des taux élevés de BCCA (acides aminés branchés) mais aussi de glutamine et arginine.
Elle ne contient pas de lactose. Le lactose un sucre double qu'on trouve dans le lait et ses dérivés. Il s'assimile au niveau de l'intestin grâce à l'action de la lactase, une enzyme digestive qui coupe le lactose en deux sucres digestibles, le glucose et le galactose. Ceux qui sont intolérants au lactose produisent peu ou pas de lactase et souffrent de troubles gastro-intestinaux car le lactose n'est pas digéré. La protéine de soja est donc une alternative possible pour ces personnes.
On trouve aussi des isolats de whey qui contiennent moins d'un gramme de lactose pour 100g. A cette dose, ils peuvent être consommés sans problèmes par les personnes intolérantes au lactose.
De nombreuses recherches montrent des effets positifs sur la santé de la protéine de soja et de ses composants.

Les moins de la protéine de soja
Le consommateur a du mal à s'y retrouver parmi toutes les affirmations qui tournent autour du soja. D'un coté les industriels du soja qui s'appuient sur la science pour vendre à grand renfort de publicité la substance miracle qui préviendra tous nos mots, et de l'autre ses détracteurs qui critiquent vivement cette "stratégie marketing" ainsi que les conclusions et interprétations des recherches.
Une grande partie du soja produit aux USA est modifié génétiquement pour résister à un herbicide chimique (le glyphosate). De plus en plus de pays fabriquent et exportent des OGM. Il faut donc veiller à ce que la mention "sans OGM" apparaisse sur votre boite de protéine d'isolat de soja, si vous êtes contre le transgénique.

Le soja contient des "anti-nutriments" et autres inhibiteurs d'enzymes nécessaires à la digestion des protéines, qui peuvent provoquer certains troubles au niveau de la digestion et l'absorption des acides aminés. Néanmoins, ce problème à été pris en compte par les producteurs de protéine en poudre de soja qui ont adapté le procédé d'extraction et réduit au minimum l'activité de ces substances.
L'isolat de protéines de soja diminue l'absorption du fer présent dans les aliments d'origine végétale. Les graines sont riches en acide phytique une substance qui peut empêcher l'absorption de minéraux comme le calcium, le magnésium, le fer et le zinc.
Certains consommateurs de soja peuvent souffrir de problèmes gastro-intestinaux suite à l'ingestion de soja ou y être allergiques (réactions cutanées).

Les effets bénéfiques sur la santé du soja
Les effets du soja sur la santé et plus particulièrement de ses protéines, ont été démontrés par de nombreuses études et recherches cliniques. Il est néanmoins nécessaire d'en avaler des quantités importantes pour profiter de ces effets.

Les dosages recommandés tournent au alentour de 25g par jours pour la FDA (Food and Drug Administartion) et 30g pour l'AFSSA (Agence Francaise de Sécurité Sanitaire des aliments), d'ou l'utilité de les prendre sous forme de suppléments de qualité (isolat de protéine de soja).

La protéine de soja a une action positive sur l'incidence des maladies cardiovasculaires. Des recherches ont montré que la consommation de protéine de soja baisse le taux de cholestérol et de triglycérides, tout en réduisant le rapport entre mauvais et bon cholestérol. Aux États-unis, la FDA a même autorisé l'inscription de la mention "La protéine de soja réduit le cholestérol et les risques de maladies du coeur", sous certaines conditions.

La protéine de soja, diminue le risque de certains cancers chez la femme et l'homme. Des études prouvent une réduction du cancer de l'endomètre chez la femme consommant du soja, en partie due aux phyto-oestrogenes comme les isoflavones (genistein et daidzein) présentes dans le soja. On a noté également une plus faible incidence du cancer du sein pour les femmes ayant consommées du soja pendant l'adolescence.
Les hommes consommant du lait de soja sont également moins susceptibles de souffrir du cancer de la prostate. Bref un anti-cancer en puissance !
Des études montrent également des effets sur le système immunitaire, le stress, sur la prévention de l'ostéoporoses, des bouffées de chaleur dues à la ménopause chez la femme. D'autres études sont en cours dans le domaines du traitement de la douleur.

Vu les effets bénéfiques potentiels sur la santé de la protéine de soja et de ses composants, il semble intéressant d'incorporer du soja dans notre plan nutritionnel. Des études supplémentaires sont néanmoins nécessaires pour déterminer le rôle précis des protéines de soja et de ses divers composés.

sources: mag sur la nutition What a Face
avatar
ob
Admin
Admin

Messages : 355
Date d'inscription : 09/02/2013
Age : 39
Localisation : IDF 78

http://nolimitmen.superforum.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Protéine végétale !

Message par ob le Mar 19 Mar - 17:28

Comment les œstrogènes féminisent les hommes, affectent leur virilité, favorisent le gras abdominal et le syndrome X

La baisse de la testostérone n'affecte pas seulement la vie sexuelle de l'homme, sa virilité et sa libido, mais de nombreux aspects de sa santé physique, particulièrement au niveau circulatoire, musculaire, osseux et nerveux.

En plus du vieillissement, de nombreux autres facteurs interviennent pour provoquer cette baisse de testostérone. Tout comme la femme, l'organisme de l'homme contient des œstrogènes, mais à un taux différent. Lorsque le niveau de testostérone diminue, son taux d'œstrogènes augmente! Cette augmentation aura pour effet de féminiser physiquement l'homme: une perte musculaire et un développement plus ou moins marqué des seins, mais également une accumulation des gras au niveau abdominal, une perte de libido et virilité et un risque accru de maladie de la prostate.

Certains experts, dont le Dr Jonathan Wright et le Dr John R. Lee (aujourd'hui décédé), pensent qu'un excès d'œstrogènes par rapport aux autres hormones, et notamment à la testostérone, peu contribuer à l'hypertrophie de la prostate ou même au cancer.
Une théorie établissant qu' un taux élevé de testostérone chez l'homme serait un facteur de risque du cancer de la prostate a longtemps eu un certain écho auprès de certains urologues et spécialistes. Mais cette théorie n'a jamais été appuyée par aucune étude sérieuse et actuellement cette théorie est de plus en plus contestée. Il y a peu de cancer de ce type chez les jeunes hommes dans la vingtaine, alors que leur taux de testostérone est encore élevé. Pourquoi? C'est pour cette raison qu'il est plus probable que c'est l'augmentation du taux d'œstrogène par rapport au taux de la testostérone qui pourrait être en cause.

Donc avec l'âge l'homme produit moins de testostérone et en converti même une partie en œstrogènes. Tout comme la femme, l'organisme de l'homme contient des œstrogènes, mais à un taux différent. Lorsque le niveau de testostérone diminue et qu'augmentent les œstrogènes, la musculature de l'homme s'affaiblit et son organisme ne brûle plus correctement les graisses. Il s'agit donc d'un cercle vicieux : il y a augmentation du poids et de la graisse, qui diminue d'autant le taux de testostérone, et ce qui a pour effet d'accumuler plus de graisses, qui à son tour favorise l'augmentation de l' œstrogène!

La conversion de la testostérone en œstrogène se fait par l'intermédiaire d'une enzyme, l'aromatase.
On utilise des médicaments inhibiteurs de l'aromatase pour traiter des femmes atteintes de cancer du sein œstrogéno-dépendant.
Les inhibiteurs d'aromatase peuvent donc être également utilisés pour ralentir la conversion de la testostérone en œstrogène chez l'homme et réduire les risques de troubles prostatiques et les signes de féminisation. Mais également en favorisant un taux plus élevé de la testostérone ils amélioreront la libido de l'homme, la fonction sexuelle et favoriseront une meilleure musculature au détriment de la graisse.

Existe t-il des inhibiteurs de l'aromatase naturels?
Il existe sur le marché un supplément appelé la chrysine, un bioflavonoïde qui aurait démontré une capacité potentielle à agir comme un inhibiteur naturel de l'aromatase. Il faut cependant souligner que les propriétés d'inhibiteur de l'aromatase par la chrysine est fortement contestée par de nombreux scientifiques. Il est donc difficile actuellement de pouvoir affirmer avec certitude que ce supplément agira efficacement. Ce qui est certain, c'est que de nombreux athlètes ayant recours à des suppléments de testostérone, prennent également de la chrysine pour prévenir la transformation de la testostérone en œstrogène.

Des sources d'œstrogènes externes dangereuses
De nombreux produits chimiques en circulation dans notre environnement et dans notre alimentation simulent les effets des oestrogènes dans notre organisme. En anglais on les appelle les "Xenoestrogens", soit des oetrogènes étrangers, venant de l'extérieur.. Il est donc important de les éviter dans le mesure du possible. Ils se retrouvent surtout dans les contenants ou la plupart des produits à base de plastiques. Les détergents et produits de nettoyages. Dans les pesticides et les engrais chimiques.

Si il est possible de réduire le contact avec ses produits, omniprésents dans notre société moderne, il est sans doute impossible de les éviter complètement.
Il peut alors être utile de consommer des suppléments ayant la capacité d'éliminer une grande partie de ces contaminants favorisant un haut taux d'œstrogènes dans l'organisme.

Autant chez l’homme que chez la femme la testostérone peut être convertie en oestrogènes via l’enzyme aromatase. Dans le livre intitulé Équilibre hormonal pour les hommes1, le Dr. John Lee postule qu’en plus d’un taux élevé de dihydrotestostérone ou DHT (un métabolite puissant de la testostérone), la dominance en oestrogènes a quelque chose à voir avec l’hypertrophie et le cancer de la prostate. Il fait remarquer que les hommes commencent à avoir des problèmes de prostate lorsque leur niveau de testostérone baisse et que leur niveau d’oestrogène augmente, chose qui fait partie des changements hormonaux du mitan de la vie chez l’homme, ce que l’on appelle maintenant l’«andropause».

En 2010, un éditorial du Journal of Steroid Biochemistry and Molecular Biology2 discutant des données accumulées sur les problèmes de prostate reliés au oestrogènes, fait le constat suivant: «En général l’homéostasie de la prostate implique un équilibre délicat entre les androgènes et les oestrogènes. Les oestrogènes aussi bien que les androgènes sont importants pour maintenir une prostate en santé, mais par contre ils sont clairement impliqués dans les maladies de la prostate».

Il ne faut pas beaucoup d’oestrogène pour qu’un homme soit en situation de dominance oestrogénique (taux d’oestrogène trop haut comparativement aux taux de testostérone et de progestérone). Chez la femme mais aussi chez l’homme, les cellules adipeuses sont des usines à produire des oestrogènes, ce qui fait que l’obésité est un facteur de risque lié aux problèmes de la prostate. Il est reconnu qu’un homme bedonnant fabrique autant d’œstrogène qu’une femme avant la ménopause.

La bonne nouvelle c’est que les hommes n’ont pas besoin d’attendre les 10 ou 20 prochaines années que cela prendra avant que les recherches sur les oestrogènes et leur implication dans les maladies de la prostate finissent par retenir l’attention des médecins. Ils peuvent réduire leur taux d'oestrogène dès maintenant. Voici comment:

7 façons de réduire la production d'oestrogène

1 Faire de la musculation (sans stéroïdes) de façon régulière: la formation de muscles stimule la production de testostérone et la testostérone s’oppose aux effets de l’oestrogène.
2 Faire diminuer la graisse abdominale: la testostérone se convertit directement en oestrogènes dans la graisse abdominale par l’action de l’enzyme aromatase. Ce n’est pas une coïncidence de voir des seins proéminents à cause d’un développement mammaire chez les hommes bedonnants. (À noter que la bière est oestrogénique à cause de la présence de houblon).
3 Éviter les xénoestrogènes (substances chimiques à effets oestrogéniques) comme les pesticides et autres produits chimiques d’usage domestique, en particulier les insecticides vaporisés.
4 Attention aux plastiques: p. ex. ne pas faire chauffer de la nourriture au micro-ondes dans des plats de plastique, ne pas laisser l’eau dans les bouteilles de plastique à la chaleur dans l’auto.
5 Manger de la viande biologique. Les animaux d’élevage industriel sont traités avec des oestrogènes avant l’abattage ce qui les fait engraisser et retenir d’eau.
6 Éviter les médicaments qui augmentent le taux d’oestrogènes ou diminuent le taux de testostérone comme les inhibiteurs des récepteurs H2 (Tagamet, Zantac), les benzodiazépines (Valium, Xanax), quelques médicaments pour le cœur (Lanoxin, Norvasc) et certains antibiotiques (Ketoconazole, Metronidazole).
7 Autant chez les hommes que chez les femmes, en présence de signes de dominance oestrogénique (surtout s’il y a un développement mammaire ou gynécomastie) la prise d’un supplément comme EstroSmart ou EstroSense5, produits qui aident à métaboliser les oestrogènes, est fortement à conseiller.


La progestérone joue également un rôle important pour contrebalancer les effets de l’excès d’œstrogène chez les hommes et maintenir l’équilibre hormonal. La progestérone sous forme de crème magistrale (préparée en pharmacie) peut être prescrite par un médecin. Ce produit est également disponible sur le marché aux É.-U.6
Finalement une chose importante à noter: l’oestrogène est potentiellement inflammatoire lorsque présent en excès, et l’inflammation est impliquée dans une multitude de problèmes de santé dont les maladies cardiovasculaires et le cancer. Il ne faut pas beaucoup d’oestrogène pour qu’un homme soit en situation de dominance oestrogénique (taux d’oestrogène trop haut comparativement aux taux de testostérone et de progestérone). Autant chez l’homme que chez la femme la progestérone peut jouer un rôle pour rétablir l'équilibre hormonal et contrôler l'impact de l'oestrogène sur les tissus. De plus, la progestérone est protectrice de la prostate car elle entrave l'action de l'enzyme 5-alpha réductase, qui stimule la conversion de la testostérone vers la dihydrotestostérone (DHT), qui est impliqué dans l'hypertrophie et le cancer de la prostate.
avatar
ob
Admin
Admin

Messages : 355
Date d'inscription : 09/02/2013
Age : 39
Localisation : IDF 78

http://nolimitmen.superforum.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Protéine végétale !

Message par Max83 le Mar 19 Mar - 17:58

Que dire Ob, encore une fois tu arrive sur ton cheval blanc pour démonter un par un tout les aprioris, j'adore !

Un grand merci pour toute cette science, concernant ce fameux Végan Blend qu'en pense tu ?

Je viens de le recevoir, je passe donc à ca, je garde de la whey uniquement pour le post et pré training, et du coup je vais alterner aussi avec la prot de soja.

Merci encore c'est bon de vous lire les potos
avatar
Max83
Membre
Membre

Messages : 60
Date d'inscription : 10/02/2013
Age : 31
Localisation : SUD

Revenir en haut Aller en bas

Re: Protéine végétale !

Message par fightmma le Mar 19 Mar - 22:20

Vraiment génial , un grand merci pour ce dossier
avatar
fightmma
Admin
Admin

Messages : 330
Date d'inscription : 10/02/2013
Age : 29
Localisation : Le Mans

http://nolimitmen.superforum.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Protéine végétale !

Message par Noar le Mer 20 Mar - 10:00

Genialissime, merci; encore un article a mettre dans la rubrique diététique

_________________
Quand t'en peux plus, t'en peux encore! Pompe
avatar
Noar
Moderateur
Moderateur

Messages : 212
Date d'inscription : 11/02/2013
Age : 27
Localisation : 95320 saint leu la forêt

Revenir en haut Aller en bas

Re: Protéine végétale !

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum